A l'abri du vent : Mathieu Defontaine

A l'abri du vent : Mathieu Defontaine

@LAzou / Team Cofidis

Publié le : 20/10/2026

À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Mathieu Defontaine.


Raconte-moi ton parcours avant d’arriver ici.

J’ai commencé le vélo à 17 ans, mais j’ai toujours été passionné. Fan de Cofidis depuis 1996, j’envoyais chaque année des courriers pour avoir les photos des coureurs. J’ai étudié en STAPS à l’université d’Artois et travaillé dans l’analyse de données appliquées au sport. J’ai aussi fait une parenthèse dans le rugby pendant quatre ans avant de revenir au vélo. Quand Cofidis m’a proposé de devenir entraîneur, je n’ai pas hésité une seconde.

 

Qu’est-ce qui te motive dans ce métier ?

C’est simple : faire gagner l’équipe et rendre les coureurs les plus performants possible. Tout ce que je fais, que ce soit sur la route, sur un test ou devant mon ordinateur, est dans cette dynamique.

 

Comment accompagnes-tu les coureurs tout au long de l’année et pendant les courses ?

Avant, je prépare les coureurs au mieux, avec la nutrition, les objectifs et le suivi personnalisé. Pendant, je soutiens les directeurs sportifs en leur donnant des informations sur nos coureurs et le parcours. Après, je fais un débrief pour comprendre comment la course les a sollicités et pour planifier les prochaines échéances. On travaille aussi en étroite collaboration avec les nutritionnistes et chacun suit entre 4 et 8 coureurs, y compris l’équipe paracycliste.

 

Comment gères-tu les succès et les contre-performances ?

Chaque réussite est partagée par l’équipe, et chaque contre-performance est analysée pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné. Même quand on gagne, il faut déjà penser à la prochaine course. C’est un vrai travail collectif.

 

Quel est ton moment le plus marquant ?

La première fois que j’ai mis un tee-shirt Cofidis, ou le Tour de France l’année dernière avec le départ à Lille, sur les routes de mon enfance, entouré de ma famille et d’amis. Ces moments me rappellent pourquoi je fais ce métier.

 

Comment concilies-tu vie professionnelle et vie personnelle ?

Ce n’est pas simple avec tous les déplacements, mais l’organisation permet de profiter pleinement des moments sur le terrain. Être entraîneur, c’est une passion, un privilège et surtout un métier où on accompagne des personnes et construit la performance ensemble.