A l'abri du vent : Yaël Joalland

A l'abri du vent : Yaël Joalland

@LAzou / Team Cofidis

Publié le : 29/09/2026

À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Yaël Joalland.


Raconte-moi ton parcours avant d’être cycliste professionnel.

Avant le vélo, j’ai pratiqué un peu l’athlétisme et le judo. Le vélo est arrivé assez naturellement, car mon père en a toujours fait beaucoup et en fait encore aujourd’hui, tout comme mon frère. J’ai voulu suivre leur exemple. J’ai commencé en catégorie minimes et j’ai tout de suite adoré.

Depuis que je suis tout petit, j’allais déjà sur les courses au bord de la route, donc le vélo faisait partie de mon quotidien. Ça me donnait forcément envie.

 

Tu as accroché tout de suite ?

Oui, directement. J’aimais autant le cyclo-cross que la route, et ma progression a été assez linéaire. C’est comme ça que j’ai réussi à gravir les échelons petit à petit.

 

À quel moment tu t’es dit que le vélo serait plus qu’une passion ?

Très honnêtement, dès le début. Dès que j’ai pris ma première licence, je me suis dit que j’avais envie d’en faire mon métier et de consacrer ma vie au vélo.

 

Y a-t-il eu une personne qui t’a inspiré dans ton parcours ?

Quand j’ai commencé à l’US Pontchâteau, il y avait Bryan, non ? qui était professionnel à cette époque-là. En cadet et en junior, c’était un peu notre idole. On a commencé à s’entraîner sur la piste avec lui, le voir à la télé, ça donnait vraiment envie.

Et puis, avec mes résultats en cadet, je me suis dit que ça pouvait être possible.

 

Quel est le moment le plus marquant de ta carrière, celui qui t’a construit en tant que coureur ?

Mes premières courses en junior à l’US Pontchâteau m’ont énormément formé. Mon passage au CC Etupes aussi, pendant deux ans, avec Boris Zimine. Il m’a beaucoup appris.

Mais le moment le plus marquant, et le plus difficile, reste mon accident en 2024, en début de saison, lors du Grand Prix de la Marseillaise. J’ai fait une grosse chute et, à ce moment-là, je me suis vraiment demandé si le vélo n’était pas fini pour moi. J’étais surtout reconnaissant d’être en vie et d’avoir mes deux jambes. Ça a complètement changé mon regard sur ma carrière.

 

Tu es finalement revenu plus fort après cet accident ?

Oui. J’ai fait énormément de travail en dehors du vélo, notamment avec les kinés, et je pense que ça m’a permis de revenir plus fort, autant physiquement que mentalement.

 

As-tu un rituel ou une musique pour te motiver avant une course ?

Pas vraiment de rituel particulier. Avec l’équipe de Nante,, on écoutait souvent du rap assez énervé pour se motiver avant les courses.

As-tu une passion en dehors du cyclisme ?

J’aime beaucoup la musique. J’ai aussi pas mal pratiqué la pêche, même si c’est plus compliqué maintenant que je suis à Nice. J’aime aussi beaucoup la randonnée et la nature en général.

 

Quels sont tes endroits préférés pour t’entraîner ?

J’habite à Nice, et le secteur est incroyable pour s’entraîner. Un de mes cols préférés, c’est le col d’Èze. La vue est magnifique, et avec le beau temps quasi permanent, c’est vraiment un plaisir.

 

Ton entourage te donne-t-il un surnom ?

On m’appelle souvent Yaya. Mon père m’appelait aussi Minuscule quand j’étais plus jeune, parce que j’étais tout petit et très maigre. C’est resté un petit souvenir familial.