Publié le : 09/06/2026
Les semaines se suivent et se ressemblent pour l’équipe Cofidis. À nouveau ces derniers jours, on compte des places d’honneur en pagaille : un top 10 pour Jamie Meehan au Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes, deux podiums pour Milan Fretin en Belgique, deux top 5 pour Ema Comte et Julie Bego à l’Alpes Grésivaudan Classic. En somme, les coureurs Cofidis continuent d’enchaîner des résultats plus que prometteurs. Et ils sont bien décidés à entretenir la bonne dynamique dans les prochains jours.
Équipe féminine, entre constance et persévérance
Dans un peu moins de deux mois, le Tour de France femme débutera à Lausanne. En attendant, l’équipe Cofidis poursuit sa montée en puissance après avoir montré de belles dispositions depuis le début de saison. État des lieux.
Il y avait un petit air de Tour de France féminin lors de l’Alpes Grésivaudan Classic ce dimanche et l’équipe Cofidis n’a pas démérité, bien au contraire. Sur la ligne d’arrivée, Ema Comte se hisse sur le podium (3e), juste devant Julie Bego (4e). Une sacrée performance pour les deux coureuses de 21 ans qui viennent d’achever leur année étudiante dans deux cursus d’ingénieur, à Polytech pour Julie et à l’INSA pour Ema.
«
Ema continue sa progression et confirme les attentes placées sur elle depuis le stage hypoxie en avril», précise Mélanie Briot. La jeune athlète a terminé cinq fois dans le top 10, a été meilleure jeune au Tour du Pays-Basque et 3e au classement général du Bretagne Ladies Tour. «
C’est une coureuse posée, sereine, à l’écoute et très mature dans son approche». De son côté, Julie Bego, qui avait longtemps porté le maillot blanc au Tour de France l'an dernier, «
retrouve progressivement son niveau de performance», dixit Mélanie.
« Ce que l'on espère surtout, c’est décrocher des victoires »
Chez les sprinteuses, l’équipe n’est pas en reste. Amalie Dideriksen s’est imposée sans trembler lors du Région Pays de la Loire Tour féminin début avril. Valentine Fortin est également passée proche de la victoire à la Classique Morbihan (3e). «
Amalie avait montré la voie dès l’UAE Tour (3e de la 3e étape) et on voit que ça fonctionne bien,décrypte Mélanie.
La petite frustration, c’est de ne pas réussir à gagner davantage, à l’image du Bretagne Ladies Tour où on signe deux 2e place (avec Amalie et Valentine Fortin».
Quoi qu’il en soit, l’équipe Cofidis se montre ambitieuse et tente sa chance sans appréhension dans les courses World Tour. Et les résultats sont là à l’image de Nikola Noskova (11e du classement général de l’UAE Tour), d’Amalie Dideriksen (15e de Milan-San Remo) et d’Ema Comte (19e du Tour du Pays-basque). «
Nous avons des filles capables de jouer entre le top 15 et le top 20 dans les courses World Tour, précise Mélanie Briot.
Mais ce que l'on espère surtout, c’est décrocher des victoires».
« Pouvoir être acteur au Tour de France »
Les occasions ne manqueront pas dès cette semaine avec le CIC Tour Féminin International des Pyrénées. «
J’espère qu’on fera une belle ascension du Tourmalet (étape 2) et qu’on arrivera à tirer notre épingle du jeu», espère la directrice sportive. Ensuite, place au Tour de Catalogne, une nouvelle occasion pour les grimpeuses de s’illustrer. Ce sera aussi là que Victoire Berteau devrait revenir à la compétition après ses deux fractures (tête radiale, os du poignet), un retour très attendu pour gagner en performance avant les championnats de France.
Progressivement, l’équipe se projettera ensuite sur le Tour de France Femmes, dont le départ aura lieu à Lausanne le 1er août. Au programme ? 1175 km à parcourir, 18 795 mètres de dénivelé et trois massifs montagneux traversés (le Jura, le Massif central et les Alpes). Chez Cofidis, les objectifs sont connus : «
l’idée, c’est de pouvoir être des actrices de la course, prendre des échappées, montrer le maillot et si on peut récupérer le maillot blanc, on ne va pas s’en priver !» Le staff profitera des prochaines semaines de courses pour affiner ses choix afin de constituer l’effectif.
En parallèle, l’équipe féminine a évolué depuis le début de saison dans sa structuration et sa recherche de performance. Deux entraîneurs sont désormais dédiés à l’équipe (Simon Girard et Arthur Rémond) ainsi qu’une nutritionniste (Océane Bourdon) et toutes les coureuses bénéficient du travail précieux de la préparatrice mentale, Soline Lamboley. «
En matière de suivi et d’accompagnement, on a passé un cap», atteste Mélanie Briot. De quoi aborder la suite de la saison avec une bonne dose d’enthousiasme et de motivation.