A l'abri du vent : Simon Carr

A l'abri du vent : Simon Carr

@LAzou / Team Cofidis

Publié le : 09/06/2026

À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Simon Carr.


Comment tout a commencé et comment es-tu devenu professionnel ?

J’ai commencé le vélo en compétition vers 13 ans. Avant ça, j’ai pratiqué beaucoup de sports : du football, du judo, mais surtout du karting entre 8 et 11 ans. Mon rêve, à l’époque, c’était clairement de faire de la Formule 1.

Ensuite, je me suis tourné vers l’athlétisme, notamment le saut en hauteur, mais une blessure au tendon d’Achille m’a poussé à changer de voie.

C’est comme ça que je suis arrivé au vélo, un peu par hasard, après une compétition UNSS en VTT où j’ai vu que j’avais des capacités. J’ai alors rejoint un club et progressé étape par étape : Limoux, Foix, puis Aix-en-Provence, avant de passer professionnel.

Ce qui est assez particulier, c’est que je ne me suis jamais dit que je voulais devenir professionnel. Ça s’est fait naturellement, sans pression, simplement en avançant dans les étapes.

 

Quel est ton rapport au vélo et d’où vient ta passion ?

Même avant la compétition, j’ai toujours fait du vélo pour le plaisir.

Pourtant, je ne viens pas du tout d’une famille de cyclistes. Mon père était plutôt passionné de moto, et ma mère n’était pas spécialement sportive.

Mes premières inspirations venaient plutôt des sports mécaniques, avec Valentino Rossi ou Lewis Hamilton.

Au final, le vélo s’est imposé progressivement, notamment parce que c’était plus accessible, mais aussi parce que j’y ai trouvé du plaisir et des performances.

 

Quels moments ont marqué ton parcours ?

Un moment marquant a été le Tour de Martinique, lors de ma première année U23.

C’était ma première vraie expérience à ce niveau, et j’ai réussi à gagner deux chronos et une étape en ligne. Au-delà des résultats, c’était une expérience incroyable avec mon équipe, dans une ambiance particulière.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me dire que je pouvais faire quelque chose dans le vélo.

 

Quelles sont tes passions en dehors du vélo ?

Je reste très attiré par les sports mécaniques, même si je n’en pratique plus pendant ma carrière, notamment pour éviter les risques.

J’aime aussi des choses plus simples, comme la photographie, surtout pendant les voyages ou les entraînements, même si ça reste occasionnel.

La cuisine est une autre passion. J’aime tester des recettes, notamment inspirées de ma grand-mère, qui cuisinait beaucoup. J’ai un souvenir particulier de ses tajines, qui m’ont marqué et que j’aime reproduire.

 

Ta façon de voir les choses ?

Je suis quelqu’un qui aime faire les choses à 100 %. C’est aussi pour ça que je ne me disperse pas trop entre plusieurs activités.

Mon parcours dans le vélo s’est construit sans pression, sans objectif fixé de devenir professionnel. Et aujourd’hui encore, je prends du plaisir à rouler et à évoluer dans ce sport.

Avec le recul, mon parcours montre que tout ne doit pas forcément être planifié à l’avance.

Parfois, laisser les choses se faire naturellement, tout en travaillant et en prenant du plaisir, peut mener là où on ne s’y attendait pas forcément.

Et c’est aussi ça qui rend l’aventure encore plus intéressante.