Publié le : 26/05/2026
À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Paul Ourselin.
Peux-tu nous raconter ton parcours avant d’arriver chez les professionnels ?
J’ai commencé le vélo à l’âge de 7 ans. Avant de passer professionnel, j’ai passé deux saisons au sein de l’équipe Vendée U. Ces deux années ont été très formatrices.
J’ai réussi à faire deux belles saisons, à montrer mon sérieux, mon engagement, et à progresser étape par étape. J’ai travaillé, j’ai fait mes preuves, participé aux stages, aux courses importantes, et c’est ce cheminement qui m’a permis d’accéder au monde professionnel.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire du vélo ?
Principalement mon père. Comme beaucoup d’enfants, on suit un peu l’exemple familial. J’ai grandi dans cet environnement-là, et naturellement, j’ai pris le vélo.
Au début, c’était surtout pour découvrir, pour voir jusqu’où je pouvais aller, sans trop me projeter.
C’est difficile à dater précisément quand le vélo est devenu au fil du temps plus qu’une passion. Quand on est jeune, on en rêve, mais ça paraît toujours très loin, presque inaccessible.
J’ai toujours eu cet objectif en tête, mais au départ j’étais plutôt en retard par rapport aux autres. J’ai dû beaucoup travailler, progresser lentement.
C’est vraiment au fil des années, et surtout sur les deux dernières saisons amateurs, quand j’ai intégré une structure solide, que l’espoir est devenu plus concret.
As-tu eu des sources d’inspiration dans le cyclisme ?
Un peu, oui, mais je n’ai jamais été un grand fan d’un coureur en particulier. J’aimais regarder les courses à la télévision, suivre le cyclisme en général.
Il y a des coureurs qui marquent plus que d’autres à certaines périodes, mais je n’ai jamais eu une idole unique ou un modèle précis.
Y a-t-il un moment clé qui t’a fait évoluer, humainement ou sportivement ?
Oui, clairement. Quand je suis arrivé en Vendée à l’âge de 18 ans.
Je me suis retrouvé à trois heures de chez moi, livré à moi-même. Je n’étais pas encore majeur à l’époque, j’étais en formation, et j’ai dû apprendre à me débrouiller seul.
C’est là que j’ai vraiment appris la rigueur, l’autonomie, le sérieux. Ça a été une étape fondatrice, autant sur le plan sportif que personnel.
As-tu des rituels avant les courses ?
Pas vraiment. Rien de particulier ou de superstitieux.
Je suis plutôt tranquille : un peu de temps dans le bus, parfois sur le téléphone, sans forcément écouter de la musique. C’est devenu une routine naturelle avec l’habitude des courses.
As-tu une passion en dehors du vélo ?
Le sport en général. C’est vraiment ce que j’aime.
J’aime aussi les choses simples : passer du temps avec des amis, bricoler un peu, m’occuper du jardin. Je dirais que le vélo est tellement prenant que c’est déjà ma passion principale.
Je suis quelqu’un de curieux, qui s’intéresse à beaucoup de choses, sans forcément avoir une passion très éloignée du vélo.
Y a-t-il un endroit que tu affectiones particulièrement ?
Oui, la région de Nice plutôt, non ? et plus largement le sud. J’adore le fait d’être entre mer et montagne, la météo, la culture, la proximité avec l’Italie. L’arrière-pays est magnifique. Même en dehors du vélo, c’est vraiment une région où je me sens bien.
Comment arrives-tu à gérer ce rythme de vie très exigeant ?
Pour moi, ce n’est pas un problème, parce qu’avant même d’être professionnel, on a déjà ce rythme-là : l’école, les entraînements, les déplacements.
C’est parfois plus compliqué pour les proches, car on rate des événements importants comme des mariages ou des moments familiaux. Mais tout le monde l’accepte.
On vit aussi des choses fortes à travers le sport, des expériences que peu de gens vivent, et on les partage à notre manière. C’est un équilibre différent, mais que j’apprécie.
Pour finir, as-tu un surnom ?
Oui, on m’appelle tout simplement Paulo.
C’est un surnom que j’ai toujours eu, et qui m’a suivi dans toutes mes équipes.