Ion Izagirre :  «Tout faire pour continuer sur notre lancée ! »

Ion Izagirre : «Tout faire pour continuer sur notre lancée ! »

? Au GP Miguel Indurain / Getty Image / Team Cofidis

Publié le : 21/04/2026

Il suffit de regarder les dernières courses de Ion Izagirre pour le comprendre. Que ce soit au GP Indurain où il a fini par semer ses adversaires ou au Tour du Pays basque où il n’était jamais loin de Paul Seixas, Ion Izagirre est un jusqu’au-boutiste de l’effort, un coureur qui ne lâche rien. Le Basque représente ainsi à merveille l’ADN de l’équipe Cofidis visible à chaque course. À l’heure des Ardennaises, Ion est revenu longuement sur son début de saison et son plaisir à courir. Bonne lecture et bonne semaine !


Ion Izagirre : « on a fait un super travail tous ensemble »

À 37 ans, Ion Izagirre traverse le printemps avec une sacrée réussite : 7e de Paris-Nice, victorieux au GP Indurain et 4e du Tour du Pays basque. Son abnégation à chaque course est la meilleure illustration de l’état d’esprit combatif affiché par l’équipe Cofidis cette saison. Avant d’aborder les deux rendez-vous majeurs des Ardennaises, le leader de la formation Cofidis est revenu sur sa bonne forme du moment, son regard sur l’équipe et sur son lien quasi fraternel avec Alex Aranburu.  

Tu es engagé cette semaine aux Flandriennes. Quels seront tes objectifs ?

« Nous avons la Flèche Wallonne demain et Liège-Bastogne-Liège dimanche. La Flèche Wallonne est une course très explosive qui correspond davantage aux caractéristiques d’Alex Aranburu qui peut être un super coureur pour le final. Moi, je me focalise davantage sur Liège-Bastogne-Liège. C’est une course que j’aime beaucoup : j’apprécie son parcours, son histoire… Et puis je me sens très en forme. Je pense que je peux faire un bon résultat !

« Il y a une vraie envie de bien faire »  

 

La séquence basque s’est achevée il y a un peu plus d’une semaine avec ta victoire au GP Indurain, celle d’Alex au Tour du Pays basque où tu as fini 4e du classement général… Avec un peu de recul, comment as-tu vécu ces succès ?

Après la fin du Tour du Pays basque, j’ai pris le temps avec ma famille de revenir sur ce qu’on a vécu. Je trouve qu’on a fait vraiment un super travail tous ensemble, avec les coureurs, le staff… On avait très envie d’être au rendez-vous de cette course si spéciale, qui compte beaucoup pour nous. Entre le stage aux Canaries avec Alex, les entraînements, le travail au préalable, on a tout fait pour être à la hauteur.  

Quel regard portes-tu sur l’état d’esprit au sein de l’équipe ?

Il est vraiment très agréable. On sent que les objectifs sont clairs, qu’il y a de la solidarité et une vraie envie de bien faire. Depuis le début de saison, la dynamique est bonne, les résultats sont là et ça a un impact majeur sur notre façon d’aborder chaque course. On va tout faire pour continuer sur notre lancée !

« Alex Aranburu est un peu comme un frère pour moi »

 

À titre personnel, tu sembles prendre toujours autant de plaisir à chaque course…

Oui je me sens bien. La confiance que m’accordent mes coéquipiers et le staff y est pour beaucoup. Et puis je me sens très bien aussi : quand les jambes répondent bien, ça aide la tête à aller bien ! J’ai la sensation d’avoir retrouvé mon niveau et donc d’être compétitif. Ça aide pour être enthousiaste, profiter et tout donner !

Comment décris-tu le lien très fort que tu as avec Alex Aranburu ?

Je le connais depuis très longtemps. Il habite à côté de chez moi et on a une relation très forte. On passe beaucoup de temps ensemble aux entraînements, en stages, en course mais aussi durant les transferts, à l’hôtel... Nous sommes sur la même longueur d’onde et nous n’avons pas besoin de grand-chose pour nous comprendre. Je crois que c’est un peu comme un frère pour moi.

 

Pour conclure, est-ce que tes trois filles aiment ou veulent faire du cyclisme ?

Pour l’instant, elles n’aiment pas beaucoup le vélo. Quand on fait des sorties, elles trouvent que c’est trop dur et trop fatigant (rires) ! Mais si elles veulent en faire ou qu’elles souhaitent pratiquer un sport, n’importe lequel, elles savent que je serai toujours à leurs côtés. »