Publié le : 20/10/2026
La saison s’est achevée ce dimanche et déjà, il y a un voile de nostalgie. Elle se termine avec 18 victoires dont un coup double de Milan Fretin au Tour de Guangxi qui donne déjà (très) envie de se projeter sur l’année prochaine. Mais la nostalgie qui étreint, c’est surtout pour ceux qui quittent l’équipe. Une semaine après le départ à la retraite d’Ion Izagirre, c’est au tour de Roberto Damiani de tirer sa révérence. Pendant 9 ans, il a fait partie des directeurs sportifs de l’équipe. Après avoir officié une dernière fois dimanche dernier, au Tour de Vénétie, il s’est longuement exprimé.
Roberto Damiani : « faire honneur à la confiance de Cofidis »
Une équipe à part.
« En 9 ans, j’ai vu beaucoup d’évolutions au sein de l’équipe que ce soit avec les coureurs et le staff. L’approche de la compétition et du travail a également changé. Mais ce qui est toujours resté, c’est le soutien constant de Cofidis. J’ai vraiment eu la sensation d’en faire partie, d’être un employé du groupe comme tous les autres. C’est une grande chance d’avoir bénéficié du soutien constant d’un sponsor unique depuis aussi longtemps tout en restant au plus haut niveau. Cette confiance, je me suis toujours employé à la lui rendre et à lui faire honneur. »
Une dernière saison fructueuse.
« Nous avons pris le temps de nous regarder les yeux dans les yeux, de nous interroger, de batailler pour construire un collectif irréprochable dans son attitude. Forcément, après la saison difficile de l’an passé, on ne pouvait que s’attendre à faire mieux. Mais l’équipe s’est mobilisée toute la saison avec détermination. On peut se réjouir de ces 18 victoires et surtout de l’état d’esprit affiché tout au long de la saison. »
Sa méthode de travail.
« J’ai un style italien et un orgueil italien aussi (rires) ! En tant que directeur sportif, c’est important de savoir dans quelle direction on va et ce qu’on souhaite insuffler aux coureurs. Même si parfois ça peut aller à l’encontre de ce qu’ils pensent, on se doit de garder le cap en plaçant toujours l’équipe comme une priorité. J’ai toujours tout fait pour mettre mon expérience et mon énergie au service du collectif. »
L’évolution du cyclisme.
« Entre mes débuts comme directeur sportif en 1984 et aujourd’hui, le cyclisme a changé à 360°. L’une des évolutions majeures, c’est le fait qu’on a moins de temps d’échanges en face à face avec les coureurs. Désormais, nous avons multiplié les canaux de communication : messages, boucles WhatsApp, vidéos. Nous avons aussi de plus en plus d’interlocuteurs entre les entraîneurs, les nutritionnistes, les ostéopathes. Cela nous a permis d’améliorer le suivi des coureurs et d’avoir un réel impact sur leurs performances. Mais dans le même temps, c’est important de veiller à la coordination et à la fluidité des échanges avec chacun. C’est cette cohésion, essentielle, qui permet ensuite d’être performant ».
Les coureurs Cofidis qui l’ont le plus marqué.
« Je pense forcément à Benjamin Thomas. J’étais très ému à l’idée qu’un coureur de notre équipe remporte les Jeux Olympiques chez lui. Un Italien aussi ému par un Français qui gagne, ça n’existe pas normalement ! Benjamin est une très belle personnalité, un sacré capitaine de route. Je pense aussi à Ion Izagirre et son incroyable professionnalisme, à Elia Viviani et à Simone Consonni mais aussi à Anthony Pérez, Stéphane Rossetto. J’aime les coureurs qui ont de la personnalité et qui font preuve de franchise. »
Sa plus belle victoire avec Cofidis
. « C’était en mai 2018 au Tour du Yorkshire. J’avais très envie d’y participer : j’étais arrivé en Angleterre en prenant le bateau depuis Francfort. Et puis il y a cette dernière étape où Stéphane Rossetto s’échappe pendant plus de 120 km. On a vécu une synergie très forte, lui sur le vélo et moi à tout faire pour l’aider à tenir et à résister. Il a fait un numéro incroyable et inoubliable. »
À quoi sert le stage administratif ?
La saison s’est achevée ce dimanche et pourtant l’année n’est pas vraiment terminée pour l’équipe Cofidis. Depuis hier et jusqu’à jeudi, le service course, situé à proximité de Lille, accueille en effet le stage administratif. Tous les coureurs doivent s’y rendre afin de répondre aux obligations administratives. Ils en profitent également pour échanger avec les mécaniciens et passer leur visite médicale. En somme, il s’agit d’une pré-rentrée, l’occasion de prendre ses marques avant de se retrouver début décembre pour le fameux stage d’avant-saison à Dénia, en Espagne.