Publié le : 30/09/2026
Tout au long de la saison, ils ont brillé avec le maillot Cofidis. L’équipe paracycliste a réalisé une saison exceptionnelle à tous points de vue avec 36 victoires, 3 titres de champion du monde et bien d’autres distinctions ! Entre les contrats professionnels, l’implication d’un entraîneur et l’état d’esprit, rien n’est laissé au hasard pour permettre aux coureurs de briller. C’est ce qu’explique longuement Valérie Alexandre, la responsable du pôle handisport.
LE RECAP
L’année de l’équipe paracycliste :
36 victoires
3 titres de champion du monde sur route
3 titres de champion d’Europe sur route
6 titres de champion de France
11 victoires en Coupe du monde
Valérie Alexandre : « il y a une osmose incroyable dans l'équipe »
Comment résumes-tu les championnats de France sur piste qui se sont déroulés au vélodrome le week-end dernier ?
Le bilan est très positif. Certes, il n’y a « que » trois titres (Louis Hubert à la poursuite et à l'omnium, Katell Alençon à l'omium) mais la réalité derrière ce chiffre est bien plus intéressante. Deux de nos coureurs, Eliott Pierre et Arthur Bauchet, n’étaient jamais montés sur un vélo de piste une semaine plus tôt ! Après cinq entraînements, ils se sont lancés et ont obtenus de bons résultats : Eliott a terminé 3e à la poursuite et Arthur a signé la meilleure performance de sa catégorie au kilomètre. Avec les médailles de Louis Hubert et Katell Alençon, c’était un très bon week-end !
« Un groupe performant qui a su répondre aux attentes »
Plus globalement, comment expliquer le succès de l’équipe paracycliste cette année ?
C’est vrai que les chiffres sont impressionnants cette année avec nos 36 victoires et nos nombreux titres. Ce qui est intéressant, c’est la densité de l’effectif. Avant, nous avions trois coureurs qui performaient sur six. Là, ils sont cinq à faire partie des meilleurs mondiaux, de l’élite du paracyclisme. C’est un groupe performant qui a su répondre aux attentes. Il y a aussi une osmose incroyable, un très bon état d’esprit. Et puis la présence de Mathieu Desfontaine, en tant qu’entraîneur, nous a permis d’avoir un suivi tout au long de l’année qui porte ses fruits.
En parallèle, Cofidis continue de proposer des contrats professionnels aux coureurs...
Oui, il y a ceux sous contrat avec Cofidis et ceux qui sont soutenus par ailleurs (Arthur Bauchet avec la douane par exemple). Permettre de pratiquer sa passion en garantissant un confort financier, c’est un vrai luxe actuellement. Ça leur permet de se décharger du stress et d’avoir une vraie stabilité, que ce soit sur le vélo ou en dehors. Malheureusement, Cofidis reste la seule équipe ayant une section handisport à proposer des contrats à ses athlètes.
Cette année, Louis Hubert a tout gagné (champion du monde, d'Europe, de France...). Qu’est-ce qui explique une telle réussite ?
Louis est un coureur qui a des qualités physiques exceptionnelles. Le travail qu’il a mené conjointement avec l’entraîneur a payé. C’est quelqu’un de très rigoureux et maintenant, c’est devenu une machine de guerre. Le plus difficile paradoxalement pour lui, ce sera d’assumer son statut et accepter aussi quand il ne gagnera pas.
« Raphaël Jeune, un impact positif sur toute l’équipe »
Arthur Bauchet a également donné la sensation d’avoir franchi un palier.
Oui, il est très performant, c’est un compétiteur exceptionnel. Il ne peut pas se lancer dans une activité sans se lancer à fond. Pourtant cette année, même s’il s’est consacré au ski, on a vu qu’il était très assidu en vélo. Il a augmenté son volume de travail et son expérience s’est accrue. Il n’y a pas de doute : il connaît de plus en plus le métier !
Qu’est-ce qui a changé avec l’arrivée de Raphaël au poste de directeur général ?
Ce qui est intéressant avec Raphaël, c’est qu’il connaissait déjà le paracyclisme, l’équipe mais aussi tous nos coureurs. Pour lui, la présence de la section handisport dans l’écosystème Cofidis est naturelle et c’est important qu’elle dispose de moyens pour performer. Et ça a eu un impact positif sur toute l’équipe.
Après une telle saison, comment construire l’avenir sans avoir la crainte qu’elle soit moins bonne ?
C’est vrai que la difficulté, c’est de savoir comment on peut faire mieux la saison prochaine ! Nous sommes déjà en train de préparer l’année 2027, notamment en recrutant pour être encore au rendez-vous. La saison sera différente avec les « supers » championnats du monde disputés en France à la fin de l’été mais aussi en vue des Jeux paralympiques de 2028. Je ne sais pas l’impact ça aura sur le volume de résultats mais sur le plan qualitatif, je n’ai pas de doute que ce sera identique ou même mieux !
Il y a donc des raisons de rester optimiste ?
Oui beaucoup. Je suis extrêmement sereine sur les capacités de l’équipe à performer. Nous savons tous qu’il y a toujours les impondérables qui font partie du cyclisme. Mais c’est une certitude : nos athlètes font partie des meilleurs coureurs mondiaux !