Publié le : 30/06/2026
À l’heure de la pause-déjeuner, la team Cofidis prend un moment pour échanger avec ceux qui font l’équipe. Avec "A l'abri du vent", on met la course de côté quelques minutes pour écouter et prendre le temps. Aujourd’hui, partons à la rencontre de Julie Bego.
Peux-tu revenir sur ton parcours avant d’arriver au cyclisme professionnel ?
J’ai toujours été très sportive grâce à mes parents : VTT, ski, randonnées… J’ai aussi fait un an d’athlétisme, mais même si j’adorais la course à pied, je n’étais pas à l’aise dans les sauts et les lancers, alors j’ai arrêté.
C’est en regardant le Tour de France à la télévision que j’ai eu envie de me mettre au vélo. Le déclic a vraiment été le podium de Romain Bardet, l’année où j’ai commencé à pédaler sérieusement.
Y a-t-il un moment clé ou marquant dans ta carrière ?
Oui, les championnats du monde juniors. C’était un moment incroyable pour moi : décrocher ce maillot de championne du monde représentait la concrétisation d’un objectif que je m’étais fixée en début de l’année. C’est, jusqu’à présent, le moment le plus marquant de ma carrière. Je rêve de revivre des émotions aussi fortes chez les professionnelles.
Quelles sont tes passions en dehors du vélo ?
J’adore tous les sports, que ce soit les pratiquer ou les regarder. J’aime aussi les échecs, qui demandent concentration et réflexion, des qualités utiles sur le vélo. Enfin, j’aime la pêche et passer du temps à me détendre en lisant.
As-tu un moment détente préféré ?
Oui, je prends souvent un livre pour m’évader. Récemment, « Petit Pays » de Gaël Faye m’a beaucoup marquée. Je l’ai lu avant les championnats du monde au Rwanda et il m’a permis de me plonger dans l’histoire du pays et ses émotions.
Comment gères-tu ton équilibre entre vie professionnelle et études ?
Je suis encore étudiante en troisième année d’école d’ingénieur à Polytechnique Annecy, ce qui rend mon emploi du temps chargé. Il faut apprendre à séparer les moments : quand je suis sur le vélo, je pense vélo ; quand je suis en cours, je suis concentrée sur les cours ; et quand je me repose, je me repose vraiment. Cela m’aide à rester sereine et à tout gérer.
Mon emploi du temps est aménagé : je vais faire ma troisième année en deux ans, ce qui me permettra d’étaler les cours et de garder une demi-journée de libre pour m’entraîner. Mon entraîneur s’adapte selon mes disponibilités et mes journées de repos.
Quel est ton endroit préféré pour t’entraîner ?
Chez moi, en Savoie près de Chambéry, au bord du lac Saint-André. Je peux varier mes parcours : direction Albertville, Grenoble ou Chambéry, toujours avec du dénivelé. C’est pour moi le plus bel endroit du monde.
Écoutes-tu de la musique avant les courses ?
Oui, mais pas de musiques trop dynamiques. Je préfère des morceaux calmes, qui permettent de me reposer avant le départ. Parfois, j’écoute Alex Warren, pour un mélange relaxant et motivant.
Que représente pour toi le maillot de Cofidis?
C’est une grande fierté. C’est ma troisième saison chez Cofidis, celle qui m’a fait confiance quand j’étais junior, même avant mon titre de championne du monde. C’est une belle aventure qui continue.