Tour de France / Etape 3  - L’équipe Cofidis à l’offensive

Tour de France / Etape 3 - L’équipe Cofidis à l’offensive

Mathilde L'Azou

Publié le : 06/07/2026

Au début de cette étape qui amenait le peloton de l’Espagne à la France, Ion Izagirre, Benjamin Thomas et Alex Aranburu ont été particulièrement offensifs. Après 80 km de bataille pour intégrer le bon coup du jour, Alex Aranburu a un temps composé l’échappée avant d’être repris. Malgré l’adversité, tous remettront ça dès demain !


Le paysage a changé, les bords catalans de la Méditerranée sont déjà loin, les drapeaux catalans sont un peu moins nombreux et, surtout, la route a commencé à s’élever. En revanche, l’intensité de la course n’a pas changé. Toujours aussi rapide, infernale, intenable. Avant même de se focaliser sur la fin de l’étape, il faut voir le début de la journée et l’incroyable bataille rangée pour rejoindre l’échappée. Les deux premières heures ont été avalées à 44 km/h et il en faut de l’abnégation pour essayer de former une échappée au Tour de France.

Page, Izagirre, Aranburu et Thomas ont tenté leur chance

Hugo Page a été le premier à tenter sa chance et à se montrer à l’avant du peloton. Ensuite, place à Ion Izagirre. À plusieurs reprises, le Basque a pris quelques encablures d’avance, notamment avec Magnus Cort Nielsen. Ensuite, on a vu Benjamin Thomas travailler sans relâche pour ramener Ion et Alex Aranburu dans « le bon coup ». Les efforts des trois hommes ont été récompensés puisqu’Alex a pu intégrer d’abord le groupe de poursuivants puis l’échappée du jour. Pendant une cinquantaine de kilomètres, il était au sein de ce groupe qui résistait déjà au tempo des UAE de Tadej Pogacar. Alex a donc fait partie de ceux qui ont résisté avant d’être repris par le peloton à 73 km de l’arrivée avec Mads Pedersen, ce qui dit beaucoup de l’intensité de la course.

Ensuite, tous les coureurs de l’équipe ont essayé de gérer leurs efforts. À l’arrivée, Ion et Alex tenaient à rappeler qu’ils essayeront toujours, même si la bataille sera rude au quotidien. Ils savent que l’étape de demain peut-être propice à une journée comme ils les aiment, avec une échappée qui pourrait se jouer du peloton. Les 181,9 km entre Carcassonne et Foix comporteront quatre difficultés (de 2e à 4e catégorie). Un terrain vallonné, escarpé et un scénario à écrire pour l’équipe Cofidis qui espère bien être à l’offensive.

 

LA RÉACTION À CHAUD
Alex Aranburu : « On a vraiment beaucoup essayé en début d’étape, on a tout fait pour intégrer l’échappée pour Ion ou pour moi. On savait que ça allait être difficile, il a fallu batailler pendant beaucoup de kilomètres. À un moment, j’ai pensé que l’effort qu’on avait fourni était suffisant mais ça n’a pas été le cas. On sait que si UAE essaie de contrôler le rythme et veut faire gagner Tadej Pogacar, tout est très difficile. J’ai déjà beaucoup donné hier et aujourd’hui mais bien sûr que demain j’ai envie d’essayer et toute l’équipe aussi ! »